Le bio n’est pas une lubie d’écolo… Mais une solution d’avenir ! Lors du Grenelle de l’environnement, la France s’est engagée à introduire 20% de produits biologiques dans les cantines scolaires à l’horizon 2012. Aujourd’hui, nous comptons moins de 2% de bio dans les écoles. Pour appeler les élus à rattraper cet immense retard, le WWF-France lance la deuxième édition de sa campagne « Oui au Bio dans ma Cantine ». La campagne se déclinera de décembre 2010 à juin 2011, d’événements festifs en actions citoyennes. Mais surtout, cette mobilisation sans précédent s’attachera à donner aux décideurs des solutions concrètes pour les aider à mettre toujours plus de bio dans les cantines de nos enfants. Le mouvement s’amplifie. Citoyens, élus, restaurateurs, prenez part à la mobilisation. L'ADEV Nord 77 s'est associée à cette démarche et a adressé à toutes les mairies de la région le document ci-contre destiné à recenser l'état actuel de la nourriture bio dans les cantines du Nord Seine et Marne. Plus de précisions sur le site : ouiaubiodansmacantine.fr
RETOUR ACCUEILOUI AU BIO DANS MA CANTINE avec
La prime aux exploitants pollueurs et le coût de la certification aux paysans écologistes, c’est encore le paysage agricole en ce début de 21ème siècle, entretenu par des pouvoirs publics largement dépendant des lobbies agro-chimiques et, comble d’ironie, par une majorité de paysans pourtant exploités et endettés. Seules 3% des terres agricoles cultivables sont bio ! C’est une ineptie alors que la France importe plus de 35% de ses produits bio, dont certains fruits et légumes par exemple, parfaitement productibles sur nos territoires. C’est une hérésie alors que la grande majorité de nos eaux de surface et de source, sont contaminées du fait de l’agriculture intensive, sans compter aujourd’hui les plages bretonnes polluées par des algues vertes qui défigurent le paysage et génèrent des problèmes sanitaires graves, maintenant avérés, sur les populations. C’est une atteinte intolérable à l’autonomie alimentaire des pays les moins développés, l’agriculture d'exportation des pays riches ayant rendu ces pays très vulnérables à la volatilité des changes et aux flambées des prix sur les marchés internationaux, supprimant du même coup leur agriculture vivrière. C’est une position rétrograde alors même que, comme l’affirme le rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, «l'agroécologie peut doubler la production alimentaire de régions entières en 10 ans tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique». La bio est écologiquement, socialement et économiquement viable, tel est le message que les bio consom’acteurs, en cette période électorale qui s’ouvre, veulent faire passer aux candidats qui se bousculent pour exercer le pouvoir. Si l’action individuelle des citoyens est toujours nécessaire au quotidien, leur expression collective est plus que jamais indispensable à l’horizon de mai 2012
LE BIO EST VRAIMENT PLUS SAIN ! On le pare de vertus ou on le balaie d'un revers de main comme une marotte de marketing. Il n'empêche : le bio est vraiment plus sain. La preuve ? en trois repas et un en cas avalés sur une journée et choisis au rayon bio, on consommera 223 fois moins de pesticides que si l'on compose ces mêmes repas avec des produits "ordinaires". C'est ce que démontre l'étude réalisée par GENERATIONS FUTURES, dévoilée aujourd'hui. L'association est partie refaire les courses - au rayon bio - et soumettre son panier à analyses en se concentrant sur les pesticides. Les sceptiques avancent que les cultures bio ne se font pas sous cloche et qu'elles peuvent être contaminées par les pulvérisations faites sur les champs à proximité. Eh bien non, au vu des analyses effectuées par le laboratoire belge d'analyse des pesticides Fytolab, qui travaille pour la Direction Générale de l'Alimentation en France. Le bénéfice du bio pour l'organisme est clair. Et, à partir de là, on a le choix d'exposer ou pas son corps à l'ingestion de molécules polluantes, soupçonnées de favoriser les cancers et de troubler le système hormonal à long terme. Un choix qui se paie car les enquêtes montrent que les produits bio restent plus chers que leurs équivalents ordinaires. Le Parisien 20/12/2011